L’art au service du mauvais goût

La Guerre des étoiles ou Star Wars (en version originale), est une épopée cinématographique de science-fiction créée par George Lucas, emblématique d’un genre que l’on nomme space opera, constituée de six longs-métrages réalisés entre 1977 et 2005.

La saga est prévue à la base pour être une triple trilogie (une nonalogie, ou ennéalogie), soit neuf films. Mais Georges Lucas choisit de commencer par réaliser le quatrième épisode, plus à la portée des moyens de l’époque en effets spéciaux, et plus susceptible d’intéresser le public au reste de la saga. L’Épisode IV : Un nouvel espoir sort en 1977 (en fait, le roman adapté du film est sorti en 1976 ; ce roman comporte quelques différences et informations supplémentaires contraires à ce que montrent les suites). Les deux autres épisodes de cette trilogie sont réalisés peu après, mais avec une fin n’appelant pas à de suite. Ce n’est qu’en 1999 que sort l’épisode premier selon l’ordre chronologique de la narration mais quatrième film à sortir sur les six qui seront produits au total.

La série connut un succès phénoménal partout dans le monde et engendra une très importante communauté de fans. Pour expliquer ce succès malgré le manque de moyens (le budget était relativement modeste, les acteurs presque inconnus), les facteurs suivants sont souvent avancés :

  • les effets spéciaux, supervisés par Ken Ralston, étaient réellement novateurs, avec notamment la participation de John Dykstra (qui a également participé au premier film de Star Trek), qui avait développé une nouvelle manière d’animer les maquettes des vaisseaux en coordonnant leurs mouvements par ordinateur (Dykstraflex) ;
  • le film a développé un univers cohérent, avec, comme préoccupation constante, autant la création d’une ambiance que l’action proprement dite ;
  • la musique, composée par John Williams, introduit des thèmes récurrents et des leitmotivs (procédé classique mais renforçant la cohérence) ;
  • de nombreux produits dérivés (maquettes de vaisseaux, figurines…) ont été commercialisés, notamment pour financer les suites du film (Lucas avait réussi à obtenir que les droits des produits dérivés lui reviennent après une année d’exploitation par la Fox) ;
  • la distribution du film s’était déroulée en même temps que celle de Carrie au bal du diable de Brian De Palma en 1975. George Lucas fut même obligé d’hypothéquer sa propre demeure pour financer le film. L’acteur Alec Guinness accepta de jouer le rôle de Obi-Wan Kenobi pour presque rien, décidant, de cette façon, d’être rémunéré sur les futures recettes du film à sa sortie en salle (il s’agissait aussi d’un calcul : il avait anticipé la réussite commerciale du film);
  • enfin, Lucas ayant étudié l’histoire des religions et des civilisations, notamment à travers les ouvrages du mythologue Joseph Campbell, a bâti sa première trilogie à la manière d’une tragédie antique (avec un héros victime de ses passions), et la seconde sur le principe d’initiation, récurrent dans toute mythologie, et qui leur confèrent un propos et une profondeur allant au-delà du simple blockbuste.

Le succès de la saga permit à George Lucas de se bâtir un empire financier : Lucasfilm, sa société de production, a pu réunir les moyens financiers suffisants pour produire des films à gros budgets, Industrial Light & Magic (ILM), son entreprise d’effets spéciaux, a perfectionné de manière notable les techniques en matière d’effets visuels, et Lucas a même fait construire un studio d’enregistrement pour les bandes son en 1987, le Skywalker Sound, (auquel on doit la fameuse certification THX) dans son ranch (le Skywalker Ranch). Il garde une maîtrise totale sur l’utilisation des personnages de ses films et sur les produits dérivés (à titre d’anecdote, la traduction française du jeu de rôle Star Wars fut retraduite en anglais pour vérifier que l’esprit n’avait pas été trahi, un procédé déjà utilisé, mais à l’inverse, pour les traductions d’Astérix).

Les films de la trilogie originale ont été plusieurs fois modifiés, avec une nouvelle sortie en vidéo, et une version encore différente en DVD, utilisant parfois des éléments de la prélogie (le spectre d’Anakin Skywalker à la fin du Retour du Jedi est remplacé par une version impliquant l’acteur jouant Anakin Skywalker dans la prélogie). Ces modifications provoquent d’incessantes polémiques parmi les fans, la plus importante ayant donné naissance au slogan « Han shot first ». En France, le nom du premier de ces films a également été changé afin de respecter la nouvelle nomenclature imposée par les épisodes tournés plus récemment : la Guerre des étoiles est devenu Star Wars : épisode IV – Un nouvel espoir.

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 20/05/2010.

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