Rabbi Jacob

Les Aventures de Rabbi Jacob est une comédie franco-italienne réalisée par Gérard Oury sous son propre scénario en compagnie de Danièle Thompson, Josy Eisenberg et Roberto De Leonardis.

Sorti dans les salles en 1973, le film a totalisé 7,30 millions d’entrées.

À Brooklyn, le vénéré Rabbi Jacob et son secrétaire Samuel sont en route pour l’aéroport JFK afin de se rendre à Paris pour la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll.

Au même moment, en France, l’industriel Victor Pivert, personnage au caractère vif et aux idées assez traditionnelles qui se prépare à marier sa fille Antoinette au fils d’un général, rentre de week-end. Mais ce vendredi soir, alors qu’il rentre à Paris avec son chauffeur Salomon, dont il découvre avec stupeur qu’il est juif, il est victime d’une sortie de route. Resté seul après avoir congédié son employé qui refusait de travailler durant le Shabbat, Victor Pivert s’en va chercher de l’aide, et aboutit dans une usine de chewing-gum.

Autour du film

Le 6 octobre 1973, deux semaines avant la sortie du film, commençait au Proche-Orient la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes voisins.
Billy Wilder accepta que De Funès utilise la célèbre réplique de Certains l’aiment chaud  : « Personne n’est parfait ».
Marcel Dalio (né Israel Moshe Blauschild), l’interprète de Rabbi Jacob, avait dû fuir Paris en 1940, car son portrait figurait sur des affiches nazies censées représenter le « Juif typique ».

Le film compte plus de 2000 plans.

La rue des Rosiers, cœur du vieux quartier juif du Marais à Paris, où ont lieu plusieurs des scènes les plus mémorables du film (notamment la fameuse danse hassidique) a été reconstituée en studio.

La scène du mariage au début du film a été tournée devant l’église de Montjavoult dans l’Oise.

Rémy Julienne a réglé l’une des cascades les plus compliqués de sa carrière dans lequel la DS de Pivert évite un gros poid lourd, sort de route et tombe dans un lac. Il était accompagné par une équipe qui se trouvait sous l’eau dans le lac pour empêcher la voiture de couler.

Le jour de la sortie du film, le 18 octobre 1973, Danielle Cravenne, la femme de Georges Cravenne, le publicitaire du film, détourne le vol Air France Paris-Nice et menace de détruire le Boeing 727 si le long métrage, dont elle juge la sortie intolérable au vu de la conjoncture et qu’elle croit anti-palestinien, n’est pas interdit. Armée d’une carabine 22 long rifle et d’un faux pistolet, la jeune femme accepte que l’avion se pose à Marignane pour ravitaillement avant de repartir vers Le Caire. Sur place, au cours d’un échange de coups de feu, Danielle Cravenne est atteinte à la tête et à la poitrine. Elle décédera dans l’ambulance qui l’évacuait vers une clinique.

Marcel Dalio qui n’aimait pas Gérard Oury l’appelait « The thief of bad gags » (le voleur de mauvaises plaisanteries) (jeu de mots sur le titre du film « The Thief of Bagdad » (Le Voleur de Baghdad), et sobriquet déjà utilisé à plusieurs reprises aux États-Unis pour désigner des comiques ayant volé quelques repliques à leurs confrères).

Marcel Dalio, qui dans ce film joue le rôle titre d’un rabbin qui chante J’irai revoir ma Normandie dans le taxi qui l’amène à l’aéroport de New-York, avait fait une prestation comparable dans Le monocle rit jaune, où il tenait le rôle d’un « honorable correspondant » juif qui chantait aussi J’irai revoir ma Normandie.

Ce film, empruntant au vaudeville ses grosses ficelles, dans le comique de situation comme dans l’emboîtement des intrigues, offre des scènes d’anthologie, comme la fameuse danse hassidique, mais aussi des moments plus profonds, comme la bénédiction que David, le jeune Juif, reçoit du faux Rabbi Jacob (sauf que la formule employée « je te bénis David » est tout à fait fantaisiste. Il aurait dû utiliser la formule biblique Nombres 6,24-26 « Que l’Eternel te bénisse… »), ou la poignée de mains entre Salomon et Slimane (en toute connaissance de cause, cette fois-ci). De même, toujours dans la partie qui se déroule rue des Rosiers, le salut du faux Rabbi Jacob aux familles présentes, où une gaffe est reprise de main de maître. Rabbi Jacob est dans le cinéma français une des plus fameuses illustrations de l’humour juif.

Le café Les Deux Magots, à Paris, dans une arrière-cour duquel le personnage de Slimane se fait enlever par deux malfaiteurs.

L’enlèvement de Slimane dans un café parisien (Les Deux Magots) est inspiré de l’enlèvement de l’homme politique marocain Mehdi Ben Barka devant la brasserie Lipp en 1965. L’un des protagonistes de l’affaire s’appelait « Benslimane ».

La scène de la moto, où Slimane et Victor Pivert, déguisés en juifs hassidiques, traversent en trombe la rue de Rivoli pour rejoindre les Invalides est une des scènes les plus connues du cinéma français. La musique entraînante et jubilatoire de Cosma y est pour beaucoup. Cette séquence contient néanmoins un faux raccord puisque la moto passe d’abord devant la Samaritaine puis devant l’Hôtel de ville de Paris alors que géographiquement l’Hôtel de Ville est avant la Samaritaine…

Une comédie musicale inspirée du film a été jouée à partir de septembre 2008 ; la musique est par ailleurs réalisée avec le musicien MC Solaar.

C’est le dernier film du duo Gérard Oury-Louis de Funès. Ils devaient se retrouver en 1975 pour Le Crocodile. Mais, peu de temps avant le début du tournage, Louis de Funès dut abandonner le projet, à la suite de deux infarctus. Toutefois, en 1982, Louis de Funès reprit ce projet avec Gérard Oury. Mais Louis de Funès est décédé le 27 janvier 1983.

 Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 07/06/2010.

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