Le roux chez l’humain

Occurrence

Chez l’être humain, le roux est une couleur de cheveux rare, plus répandue dans certaines régions et populations, particulièrement en Europe occidentale et septentrionale : on trouve ainsi une proportion élevée de roux au Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, ainsi que dans les zones de migration privilégiée de ces populations (Amérique de Nord, Australie). L’occurrence de la rousseur est particulièrement forte chez les populations de langue celte, d’où le nom de « gène celtique » utilisé couramment en dermatologie : l’Écosse est ainsi le pays qui détient le plus fort taux de rousseur au monde avec 13 % de la population rousse, chiffre auquel il faut ajouter celui de 40 % porteuse de ce même gène. L’Irlande vient en seconde place avec une proportion de 10 % de la population rousse et un taux de porteurs du gène équivalent (40 %). En France, le taux de personnes aux cheveux roux est d’environ 5 %.

Certains pensent que les mutations causant la rousseur étaient effectivement présentes en plus grande quantité chez les populations celtiques, mais d’autres théories proposent qu’elles aient été déjà fréquentes dans les Îles Britanniques avant leur arrivée. En faveur de la première hypothèse, on peut rappeler que les Romains décrivaient les Gaulois (Celtes) du continent comme étant un peuple aux cheveux roux et blonds et à la peau couleur de lait.

Malgré ce lien privilégié de la rousseur avec le Royaume-Uni (Écosse), il existe une proportion non négligeable de roux en Afrique du Nord, parmi les Berbères: On peut en trouver une occurrence très importante en Kabylie et dans les massifs de l’Aurès (Algérie orientale), et du Rif (Maroc septentrional). On range d’ailleurs parfois certaines populations d’Afrique du Nord dans le groupe des atlanto-méditerranéens, qui comprend les Irlandais de l’ouest, les Gallois, les Bretons du sud, les Basques et les Espagnols de la côte sud-est. Une recherche récente sur le chromosome Y a mis en évidence la parenté génétique de ces populations. Les atlanto-méditerranéens seraient issus d’un mélange de peuplades paléolithiques qui auraient quitté le Proche-Orient et l’Europe orientale il y a 8000 ans et auraient couvert une grande partie de l’Afrique du nord et de l’Europe, se mêlant aux peuples cro-magnoïdes déjà présents.

D’autre part, les roux sont présents sur tout le pourtour de la Méditerranée, lieu d’importants brassages de populations diverses, dont Slaves, Germaniques et Anatoliennes. J. Rees fait remarquer que le gène MC1R présente de nombreuses variantes (dues à diverses mutations) dans l’ensemble de l’espèce humaine, sauf chez les populations d’Afrique noire, issues d’une population sélectionnée pour sa résistance au rayonnement solaire, chez qui on trouve moins de variantes. En dehors de l’Afrique noire, des foyers de roux peuvent donc théoriquement naître indépendamment les uns des autres par la rencontre de deux individus possédant les mutations idoines.

Une récente étude tendrait à prouver que les Neandertaliens étaient roux, le gêne MC1R étant présent chez eux. Cependant, cette même étude met en évidence que la rousseur des Neandertaliens et celle des Cro-Magnons (homme moderne) n’est pas due à une transmission, mais à une évolution convergente : « le gène rencontré sur les deux fossiles comporte une mutation qu on ne retrouve pas chez l’humain moderne […] Confrontés à des climats semblables, les deux espèces ont donc évolués de la même façon. »

Caractéristiques

L’expression des mutations liées à la rousseur n’induit pas uniquement — voire pas nécessairement — la couleur rouge des cheveux. Dans leurs études des familles comportant de nombreux roux en Écosse et en Irlande, les chercheurs ont remarqué la présence d’un phénotype particulier associant une peau de roux à des cheveux « aile de corbeau ». Elle implique surtout une peau lunaire, souvent couverte de taches de rousseur, dont la caractéristique principale est une hypersensibilité au soleil (une peau rousse ne bronze pas, néanmoins elle peut dorer un peu et ne pas rester totalement blanche). Sans atteindre le degré de dangerosité de l’albinisme, la rousseur se place en deuxième position sur l’échelle des risques liés aux cancers de la peau. Cela n’est surtout vrai que pour les roux vivant dans des pays ensoleillés (notamment l’Australie, qui détient des taux de cancer de la peau record depuis quelques années). Les dermatologues déconseillent vivement aux roux de s’exposer au soleil de façon prolongée.

D’autre part, des études récentes ont mis en évidence une spécificité des roux quant à la sensation de douleur. Selon Liem, ils seraient plus sensibles à la sensation de brûlure. Il a été prouvé qu’ils avaient besoin en moyenne de plus d’anesthésique durant les opérations. Cela serait dû au fait que le récepteur de la mélanocortine fonctionne moins bien, entrainant l’augmentation d’une hormone qui stimule entre autres les centres de la douleur. Néanmoins, une autre recherche a montré que les femmes rousses étaient soulagées par des quantités moindres de l’analgésique pentazocine que les autres femmes et que les hommes en général.

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 28/09/2010.

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