Harry Potter

Avant les films

C’est en 1990, pendant l’attente lors du retard d’un train pour un voyage de Manchester à Londres que J. K. Rowling, anglaise née le 31 juillet 1965 à Yate, imagine l’histoire d’Harry Potter. C’est à Porto qu’elle rédige les aventures de son héros tous les matins avant d’aller travailler pour y enseigner l’Anglais. Après la mort de sa mère en 1990, son mariage avec le journaliste portugais Jorge Arantes en 1993, une fausse couche suivie de la naissance de sa première fille Jessica Isabel Rowling Arantes la même année, suivie d’un divorce douloureux en 1995, elle retourne s’installer chez sa sœur à Édimbourg, où elle vit d’allocations. Pendant ce temps, elle rédigeait en total anonymat et en plein gouffre financier Harry Potter dans un café.

Le premier livre achevé, elle envoie les trois premiers chapitres à un agent qui n’est pas intéressé. Il lui faudra attendre un an pour trouver un éditeur : Bloomsbury Publishing, en 1996. L’éditeur craignant que le groupe-cible de petits garçons rechigne à acheter des livres écrits par une femme, il lui demande d’utiliser deux initiales plutôt que de révéler son prénom en toute lettre. N’ayant pas de deuxième prénom, elle choisit « K » en hommage à sa grand-mère Kathleen Rowling, comme seconde initiale de son nom d’artiste officiel.

Rapidement, ses romans devinrent de véritables best-sellers – elle se consacra officiellement à l’écriture après le troisième tome. Au quatrième, Harry Potter devient un phénomène de société : à sa sortie, parents et enfants font la queue pour mettre la main dessus. C’est le début de la Pottermania mondiale.

Par la suite, traduits en plus de soixante langues, les six premiers tomes se sont vendus à 325 millions d’exemplaires au total. Dix jours après son lancement, le septième et ultime tome attendu depuis dix ans en raison de son dénouement fut écoulé à plus de 11 millions d’exemplaires. Harry Potter est incontestablement la surprise du phénomène planétaire littéraire de la décennie (et peut-être du siècle ?) allant jusqu’à pousser les non-lecteurs à les dévorer et même jusqu’à faire apprendre l’Anglais aux enfants ne parlant pas initialement la langue afin de pouvoir lire les nouveaux tomes avant la traduction locale, les versions originales des tomes sortant partout au même moment dans le Monde ! À l’heure actuelle, on lui prête une fortune supérieure à celle de la reine Elisabeth II ; elle est actuellement la femme à la tête de la plus grosse fortune du Royaume-Uni.

Avec un tel succès, une adaptation cinématographique était quasi-inévitable. En 1997, le producteur David Heyman cherchait un livre pour enfants à adapter au cinéma sous forme de blockbuster familial. Il pensait d’abord à The Ogre Downstairs de Diana Wynne Jones (non-traduit en français) avant de s’orienter vers Harry Potter.

En 1998, Steven Spielberg était intéressé mais désirait adapter Harry Potter avec beaucoup de libertés : soit en un film éponyme soit en une trilogie résumant le principal : Harry Potter, un garçon maltraîté, découvre qu’il existe un monde secret de sorciers dont il fait partie et dans lequel il est la plus grande célébrité pour des raisons qu’il connaîtra, qu’il suivra des cours de magie aux airs de facultés américaines, et qu’il est l’Élu qui doit vaincre Voldemort. Le réalisateur le voulait réalisé en motion capture (comme il aura le loisir de le faire avec sa trilogie Tintin) avec dans le rôle-titre Haley Joel Osment, son jeune acteur fétiche de A.I. (Intelligence Artificielle) et Sixième Sens.

En 1999, J. K. Rowling vend les droits des quatre premiers et seuls tomes alors écrits à la société de production Warner Bros. Pictures pour un million de livres soit deux millions de dollars ou 1,23 millions d’euros à plusieurs conditions : un droit de regard, un film par livre, et un casting entièrement britannique.

Succès commercial

Véritable phénomène éditorial des années 2000, les romans de la série Harry Potter, ont tous été des best-seller. Les ventes globales sont estimées à plus de 400 millions d’exemplaires, dans 140 pays. La série a fait l’objet de traductions dans près de 70 langues. « Le succès de la saga, dont la légende veut qu’il soit né d’un bouche à oreille positif, repose en réalité au moins depuis le quatrième volume sur une stratégie marketing encore inédite, qui ne laisse aucune place à l’improvisation » souligne l’universitaire Cécile Boulaire. Alors qu’en 1999, le premier volume, « passé presque inaperçu », reçoit en France le prix Sorcières, décerné par les libraires spécialisés jeunesse, en 2007, le tirage initial du dernier volume de la série s’élève aux États-Unis à 12 millions d’exemplaire, un record. Le lancement de chaque volume fait l’objet d’intenses campagnes de communication et en général 60 % des ventes, « très fortement événementielles », ont lieu dans les premiers jours.

Le studio américain Warner Bros, a dès la parution du troisième volume, commencé à adapter les romans au grand écran. Ces films ont également connu un très grand succès.

Le succès commercial de la série a fait de son auteur, J. K. Rowling, le premier écrivain milliardaire de l’histoire de l’édition.

Impact culturel

Le succès sans précédent de la saga a montré qu’enfants et adolescents n’étaient pas réfractaires à la lecture. Certains ne considèrent pas cela comme de la littérature dans son sens premier, mais des pavés de plusieurs centaines de pages sont dévorés, le plus souvent en quelques heures, parfois même en version originale.

Ainsi en France, le phénomène s’accompagne d’un autre : la parution et la lecture d’œuvres en version originale. En effet, certains étaient étonnés de voir le 21 juillet 2007 (mois standard de la sortie des tomes en langue anglaise) les étals des libraires regorger du dernier tome d’Harry Potter en anglais. Ainsi la Fnac parisienne des Halles propose les tomes anglais aux lecteurs impatients et ne désirant pas attendre jusqu’aux mois d’octobre-novembre, dans des bacs spéciaux disposés dans l’allée centrale : comme un véritable coup de marketing, et les ventes sont exceptionnelles pour un livre en langue originale. Ce phénomène rend bien compte de l’évolution notoire en matière de lecture d’œuvres en version originale en France : il est de plus en plus courant de lire des œuvres bilingues ou en version totalement originale, ce qui était encore exceptionnel il y a une dizaine d’années. Pour la première fois avec L’Ordre du Phénix, un livre anglais a figuré parmi les meilleures ventes de livres.

La Pottermania s’étend également au monde du réel. Ainsi, le quotidien israëlien Maariv rapporte que la tombe d’un soldat anglais homonyme, le Caporal Harry Potter, mort en 1939 à Hébron lorsque la Palestine était encore sous mandat britannique, et enterré à Ramle près de Tel-Aviv, fait l’objet de « pèlerinages » de la part de touristes, bien qu’il n’ait aucun lien avec la série de livres et de films. Ceci est interprété comme un besoin de créer un objet d’illusion, ce processus étant aussi à la base de l’érotomanie, où il est toutefois beaucoup plus prégnant.

De plus, cette œuvre est de plus en plus présente dans de nombreux films et séries comme Dr. House, Yes Man ou Parents à tout prix.

Lieux de tournage

Deux responsables de l’industrie cinématographique britannique ont demandé que le film soit tourné en Grande-Bretagne, offrant leur assistance pour sécuriser les lieux de tournage. Warner Bros a accepté leur proposition et le tournage a commencé en octobre 2000 au Leavesden Film Studios. La cathédrale de Canterbury et le château de Inverailort, en Écosse, ont tous deux été envisagés comme décors possibles pour matérialiser Poudlard. Le château de Alnwick et la cathédrale de Gloucester ont finalement été choisis comme principaux lieux de tournage dans le premier film notamment, bien que certaines scènes de l’école aient également été filmées à l’Harrow School de Londres. D’autres scènes, comme les promenades dans les couloirs, la cour de métamorphose et certaines salles de classe, ont été filmées dans la cathédrale de Durham sur une période de deux semaines. Beaucoup de scènes ont également été filmées à l’Université d’Oxford. L’Oxford Divinity School a été l’infirmerie de Poudlard et les scènes de la bibliothèque ont été filmées à la Duke Humfrey’s Library.

La cathédrale de Durham

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 21/11/2010.

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