Les James Bond girls

Fleming décrit lui-même sa conception de la James Bond Girl parfaite dans son quatrième roman, Les Diamants sont éternels :

« La femme idéale doit savoir faire la sauce béarnaise aussi bien que l’amour. Il faut aussi qu’elle soit douée de tous les petits talents de société habituels. Des cheveux d’or. Des yeux gris. Une bouche à damner un saint. Un corps parfait. Et naturellement un grand sens de l’humour, de l’élégance, et une dextérité convenable aux cartes. Il attend d’elle, encore, qu’elle ne commette pas d’erreur de parfums comme la plupart des Anglaises. Qu’elle sache s’habiller : il adore les robes noires surtout sur une peau bronzée, pas trop de bijoux et des ongles exempts de vernis.»

Ursula Andress est Honey Rider, la toute première James Bond girl

Films

Contrairement aux romans de Fleming, les James Bond Girls cinématographiques sont beaucoup plus nombreuses, avec parfois quatre personnages prépondérants dans un seul film. La plupart des Fleming Girls ont d’ailleurs été adaptées, mais parfois dans un film différent de l’histoire d’origine (Solange passe ainsi de 007 à New-York à Casino Royale ; Miranda Frost, copie de Gala Brand, l’héroïne de Moonraker, est utilisée dans une histoire originale adaptée de Colonel Sun).

En revanche, la tradition des noms suggestifs perdure et s’agrémente de spécimens supplémentaires : « Plenty O’Toole », son prénom faisant allusion à sa poitrine plantureuse et son nom complet très fidèlement traduit en VF par « Abondance Delaqueue » (en argot anglo-saxon « Tool » désigne aussi le pénis), « Holly Goodhead » (« To give head » = pratiquer une fellation) traduisible par « Sacrée Bonne … », « Mayday » (SOS en anglais), « Xenia Onatopp », suggérant une fille charmante peu farouche (« xenia ») aimant être au-dessus (« on top ») ou « Jinx » (la poisse en anglais, née un vendredi treize).

Jeu scénaristique

Selon les besoins du scénario du film, les James Bond girls se voient confier des rôles plus ou moins similaires et stéréotypés :

  • les demoiselles en détresse : Jill Masterson n’en peut plus de servir Auric Goldfinger , Domino veut venger la mort de son frère, Solitaire est maltraitée par le Docteur Kananga.
  • les femmes fatales : Pussy Galore est une pilote d’avion associée au méchant Goldfinger, Fiona Volpe et Helga Brandt sont des activistes du SPECTRE, Xenia Onatopp est une tueuse à gages sadomasochiste.

    La néerlandaise Famke Janssen fut Xenia Onatopp dans « Goldeneye », aucun Jules ne l’a oubliée…

  • les espionnes : Kissy Suzuki oeuvre pour les services secrets japonais, Anya Amasova représente le KGB, Holly Goodhead, Pam Bouvier et Jinx travaillent pour les Etats-Unis.
  • les « anti-héroïnes » : Bonne-Nuit est la reine des gaffes, Stacey Sutton est une géologue dépassée par les évènements.

Les situations peuvent les faire passer d’une identification à une autre, induisant l’idée machiste de duplicité. Certaines sont simplement présentes pour leur physique avantageux, n’ayant aucune incidence sur la mission ; d’autres jouent un rôle essentiel dans le succès des missions.

Pour contrer la réputation de potiches des James Bond girls, les producteurs ont souhaité, à partir des années 90, étoffer le caractère des personnages féminins de la série. En cela, GoldenEye marque une rupture dans la série : les James Bond Girls ne sont plus cantonnées à être sauvées, mais forment un véritable duo avec le héros. Natalya (GoldenEye) pirate l’antenne GoldenEye de Trevelyan, Wai-Lin (Demain ne meurt jamais) contribue à la destruction du bateau furtif de Carver, et de plus, se bat très bien, Elektra King dirige un grand groupe pétrôlier et le docteur Christmas Jones désamorce une bombe nucléaire dans un pipe-line dans Le monde ne suffit pas. Enfin, Jinx est l’alter-ego féminin de Bond dans Meurs un autre jour.

Sophie Marceau fut Elektra King

Impact

Compte-tenu du succès de chaque film, incarner une Bond Girl semble, pour une jeune actrice, une opportunité inespérée de se faire connaître du grand public. Ursula Andress, Jane Seymour, Carole Bouquet et Kim Basinger profitèrent en effet au mieux de leurs expériences bondiennes, menant chacune une solide carrière au cinéma ou à la télévision. D’autres étaient déjà des comédiennes reconnues avant de pénétrer dans le lit de Bond : par exemple, Honor Blackman et Diana Rigg firent les beaux jours de la série Chapeau melon et bottes de cuir.

Carole et James, le deuxième film de la française à l’époque

Cependant, la plupart des actrices ne connurent pas autant de réussite et leur participation à la saga resta leur « heure de gloire ». Certaines carrières, plutôt bien lancées avant Bond, connurent même par la suite un sévère déclin. De sorte qu’une légende s’installa, affirmant qu’une malédiction planait sur les James Bond Girls.

Cette tendance semble s’inverser depuis l’arrivée de Pierce Brosnan dans GoldenEye en 1995, et la plupart des James Bond Girls les plus récentes sont promises à une belle carrière : Famke Janssen et Halle Berry ont tourné dans d’autres films à succès, la seconde avec un Oscar à la clé ; Sophie Marceau reste l’une des comédiennes françaises les plus populaires et Teri Hatcher fait les beaux jours de la série télévisée Desperate Housewives.

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 09/12/2010.

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