Tahiti: le tamure

La version ancienne du tamure est le ‘upa’upa, aujourd’hui disparu. Le ‘ote’a existait déjà, mais était alors généralement considéré comme une danse d’homme, et fut décrit comme une danse guerrière. Les missionnaires de la London Missionary Society considéraient les danses traditionnelles polynésiennes comme sataniques et obscènes, elles ont donc longtemps été interdites durant la colonisation, ainsi qu’une majeure partie de la culture tahitienne. Deux interdits contre les « chansons, jeux ou divertissements lascifs » furent ainsi édictés par le roi Pomaré II en 1819 et la reine Pomaré en 1842.

Ces danses ont survécu dans la culture populaire dans un cadre privé. La célébration à partir de 1880 de la Fête nationale française du 14 juillet permit le retour de festivités traditionnelles et leur maintien, sous le nom de fêtes du Tiurai.

Au début du XXe siècle, elles se manifestaient publiquement principalement lors des fêtes du 14 juillet ou des arrivées et départs de bateaux. À cette même période, les costumes en matériaux traditionnels firent leur retour, avec l’utilisation du tapa. Entre 1920 et 1930, les more en fibre végétale font leur apparition et évoluent rapidement.

Le Tāmūrē est le nom d’un poisson des Tuamotu, le nom exact de la danse étant ʻori Tahiti (danse tahitienne). Peu après la Seconde Guerre mondiale, un vétéran du Bataillon du Pacifique, Louis Martin, écrivit une chanson très populaire reprenant les rythmes traditionnel et utilisant le mot Tāmūrē comme un refrain. Il gagna ainsi le surnom de Tāmūrē Martin, et transmit le nom à la danse.

En 1956, Madeleine Mouʻa mis en place le premier groupe de danse, appelé heiva. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les danses polynésiennes évoluèrent, fixèrent des standards « traditionnels » et s’organisèrent en troupe de danse. La pratique populaire décrut, au profit des groupes et écoles de danse qui organisaient des représentations lors des concours de danse du tiurai (qui devient heiva à la fin du XXe siècle), de fêtes publiques, et dans un cadre professionnel touristique qui se développe suite à l’ouverture de l’aéroport international de Faaʻa en 1961.

À partir des années 1980 et 1990, les danses traditionnelles connaissent un regain de popularité et le nombre d’écoles de danses s’accroit fortement. Des groupes participent à des manifestations internationales et organisent des tournées. Les danses et costumes évoluent également sous l’impulsion de la compétition engendrée par les concours organisés pour le heiva. Cette évolution finit par franchir les limites imposées par la « tradition », conduisant à la création de groupes comme Les Grands Ballets de Tahiti qui s’affranchissent de ces restrictions pour poursuivre la recherche de nouveaux mouvements de danse, de chorégraphies, de musiques et de costumes. Une séparation se crée alors entre les groupes en fonction du respect de ces critères de tradition, conduisant à l’exclusion des groupes « modernes » des concours comme ceux du heiva.

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 08/01/2011.

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