L’Autriche: la valse

La valse a gagné ses lettres de noblesse dans les années 1780 à Vienne et s’est ensuite répandue en Occident. Certains supposent que la valse a pour origine des danses populaires en Allemagne ou en Autriche. Certaines remontent jusqu’au XIVe siècle. Elles se sont développées en opposition aux danses de cour dansées en Autriche ou dans les principautés allemandes. Ces danses de cour, telles que le menuet, étaient très formelles sous l’influence de la cour française de Versailles.

Il y avait donc une grosse différence entre ces danses de cour rigides et dansées en ligne et ces danses populaires à trois temps, en couple fermé en rotation. La valse aurait aussi été influencée par la volte, danse de bal à trois temps pratiquée au XVIe siècle, apparentée elle à la gaillarde. D’autres pensent le contraire .

Elle prend le plus souvent la forme bipartite à da capo du menuet disparaissant, avec ses reprises (AA BB – CC DD – AB) pouvant être précédée d’une courte introduction voire d’un prélude non-dansé, et suivi d’une coda qui peut se substituer au « da capo » en prenant des dimensions plus larges, reprenant successivement tout ou partie des thèmes principaux. Si mélodiquement, il est probable qu’elle soit une transformation de l’allemande du XVIIIe siècle, elle-même dérivée du Ländler, rythmiquement, ce qui caractérise le plus la valse, c’est son accompagnement fondé sur un premier temps fort et appuyé sur la basse et de deux temps plus faibles, légers, au ténor et à l’alto formant des contretemps ternaires, la voix de soprano ne laissant que rarement la mélodie au ténor. De carrure toujours simple, c’est une succession de phrases formées de 8 mesures pour les danses les plus rudimentaires, de 16 ou 32 mesures voire 64 pour les plus élaborées, chacune d’elles étant redivisible en demi-phrases égales (antécédent/conséquent).

C’est le roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther (1774) qui présente une scène de bal avec valse et qui a assuré sa promotion définitive. Mais c’est la Révolution française qui a assuré le déclin de ces danses de cour et la pratique courante de la valse. Avec de plus les premières utilisations du parquet et des chaussures de cuir, qui permettaient de passer de pas sautés à des pas glissés. Par la suite, la Restauration n’a pas réussi à rétablir les danses de cour de l’Ancien Régime. Et au congrès de Vienne en 1815 qui retraçait les frontières de l’Europe occupée quelques années plus tôt par Napoléon, la valse s’est imposée : « le Congrès valse, mais n’avance pas » disait Talleyrand. À compter de 1840, les danses de salon se sont nettement séparées des danses de ballet. Les professeurs de danse ont notamment commencé à les enseigner séparément et la profession de maitre de danse de salon est apparu. Dans la 2e moitié du XIXe siècle des compositeurs ont écrit des morceaux de valse relevant de la musique classique, en parallèle des milliers de titres de valse qui avaient été écrits pour être dansés. Le plus célèbre est Le Beau Danube bleu.

La valse a été longtemps considérée comme inconvenante du fait de se retrouver en « couple fermé », c’est-à-dire l’homme face à la femme et non pas à côté comme dans les danses « bienséantes », telles que la gavotte ou le menuet par exemple. Le chevalier de Ségur disait en parlant d’une jeune fille : « Elle a son pucelage, moins la valse ».

Source: http://fr.wikipedia.org/

Lady M.

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~ par Lady sur 14/01/2011.

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