Alexandre

Alexandre (Alexander) est un péplum franco-américain d’Oliver Stone, sorti en 2004, sur la vie d’Alexandre le Grand.

Le pitch: Le film narre la vie d’Alexandre le Grand (-356 à -323) du point de vue d’un de ses principaux généraux, Ptolémée, de son enfance à sa mort, des cours d’Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l’intimité aux champs de bataille.

Fils du roi Philippe II de Macédoine, il soumit la Grèce antique révoltée, fonda les Alexandries (villes fondées par Alexandre), défit les Perses, s’empara de Babylone et atteint l’Indus pour établir à 32 ans le plus vaste empire jamais unifié avant lui : la civilisation hellénistique.

Deux époques coexistent dans le film : celle du narrateur, l’Égypte ptolémaïque, et celle de la vie d’Alexandre, évoquée de façon non linéaire par une alternance entre la progression chronologique générale et plusieurs flashbacks.

Divers

  • Les scènes de danse de Roxane (Rosario Dawson) et Bagoas (Francisco Bosch) ont été analysées de leur conception à leur chorégraphie finale dans le documentaire Dancing For Oliver de Suzanne Gielgud.
  • La musique devait au départ être réalisée par Goran Bregovic, Oliver Stone aurait dit à Bregovic: « Je veux faire un film comme La reine Margot mais en commercial », Bregovic envoya deux démos mais sera finalement remplacé par Vangelis.
  • Ce film a connu, lors de sa sortie un accueil très mitigé de la part des critiques. Il a reçu six nominations aux Razzie Awards.

Commentaires

Oliver Stone aime l’Histoire, sa filmographie est éloquente à ce sujet, avec des films comme JFK et Nixon ou Né un 4 juillet, Platoon, Entre ciel et terre sur la guerre du Viêt Nam. Il évoque : Les Doors avec Val Kilmer ou le road movie meurtrier du couple : Tueurs nés. Avec Alexandre, il réalise son rêve d’enfant, une fresque historique consacrée à Alexandre le Grand.

Déjà porté à l’écran en 1956, Alexandre le Grand suscite l’intérêt de tous. Dans le film de 1956, Richard Burton avait Danielle Darrieux pour mère et Fredric March pour père dans une version signée Robert Rossen — Danielle Darrieux n’avait que huit ans de plus que Richard Burton… Dans le film d’Oliver Stone, Colin Farrell incarne Alexandre, et sa mère Olympias est jouée par Angelina Jolie (laquelle n’avait qu’un an de plus que l’acteur), quant à Val Kilmer (Jim Morrison dans The Doors) il incarne son père Philippe II.

Colin Farrell, Jonathan Rhys Meyers et Jared Leto, le trio gagnant

Oliver Stone a voulu respecter la réalité historique et a fait un effort dans la reconstitution des batailles et de la vie du grand Alexandre, la magnifiant parfois et respectant la bisexualité du personnage. Cependant, il y a quelques erreurs comme le phare d’Alexandrie, présent dans le film, construit en réalité plus tard sous le règne de Ptolémée II ou la présence de Cassandre tout au long de l’expédition alors qu’il ne rejoignit Alexandre que peu de temps avant sa mort envoyé par son père Antipater. Une autre erreur importante est la raison de la mort de Philotas et son père, Parménion : en effet, dans le film, ces deux personnages sont tués parce qu’ils reprochent à Alexandre de se marier à une « barbare », Roxane. Or, il s’avère que ces deux généraux sont morts en – 330, et que la rencontre entre Alexandre et Roxane ne date que de – 327. Ainsi, il y a une incohérence de date : Parménion et Philotas ne peuvent pas avoir reproché à Alexandre d’épouser une femme qu’il ne rencontre que 3 ans plus tard. Enfin, il faut noter la présence incohérente d’une carte en latin dans le palais d’un pharaon égyptien d’origine macédonienne.

Rosario Dawson est Roxanne, la 1ière épouse d'Alexandre

Le moment de la sortie du film en Grèce a suscité une véritable levée de boucliers sur cet aspect de représentation de la bisexualité pour un personnage qui est considéré comme un trésor national. La critique provenait du jeu des acteurs, portraitisant selon les contradicteurs le gay au sens moderne (il s’agit d’un film américain) au travers de scènes évoquant la sexualité, portrait très distant de la conception morale qu’on prête aux Grecs de l’Antiquité.

Un entraînement hors-du-commun !

L’acteur irlandais Colin Farrell, qui se glisse dans la peau d’Alexandre le Grand, ainsi que les principaux comédiens, ont subi un entraînement intensif de la part du conseiller militaire Dale Dye. Six semaines après que Farrell eut commencé seul l’entraînement, tous furent rassemblés dans un camp d’entraînement spécialement construit au Maroc pour l’occasion. Un long mois durant, ils durent acquérir les connaissances utiles touchant au maniement des armes : le glaive, le bouclier, l’arc et les flèches, la fronde, le javelot et la sarissa (lance d’environ six mètres de long). Ils durent en outre être initiés à la cavalerie, au port des étendards, à la phalange (formation stratégique inventée par Philippe de Macédoine et perfectionnée par Alexandre), et aux autres formations militaires antiques.

Deux conseillers de renom

Pour donner le maximum d’authenticité à son Alexandre, Oliver Stone a fait appel à Robin Lane Fox en qualité de conseiller historique. Ce dernier, professeur d’Histoire de l’Antiquité à Oxford, est l’auteur de la biographie Alexandre le Grand, publiée en 1974. Stone s’est en outre adjugé une nouvelle fois les services de son conseiller militaire fétiche Dale Dye (Il faut sauver le soldat Ryan), avec lequel il avait notamment déjà travaillé sur Platoon, Ne un 4 juillet et JFK.

Source:

Lady M.

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~ par Lady sur 23/02/2011.

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