50 Cent

Grand opportuniste ou rappeur d’exception ? Les auditeurs feront la différence. Ce qui est indiscutable, ce sont ses talents de stratège commercial qui ont permis de faire du rappeur l’un des plus grands vendeurs d’une industrie toujours en recherche de nouvelles sensations. 50 Cent triomphe en 2003 avec Get Rich Or Die Tryin. Before I Self Destruct sort en novembre 2009, après avoir été repoussé à maintes reprises.

Curtis James Jackson 3ème du nom est né le 6 juillet 1975 à South Jamaica, dans le quartier Queens, à New York. Il grandit dans ce quartier très pauvre sans père, et avec une mère plutôt absente, trafiquante de cocaïne et tuée à 23 ans, abandonnant Curtis âgé d’alors huit ans à ses grands parents, dans une maison remplie de tantes et d’oncles. Il se prend vite d’affection pour son cousin Michael Francis, surnommé « 25 Cent » par la suite car toujours à ses côtés.

Entre les combats de boxe et le trafic de drogues, l’école ne joue qu’un rôle secondaire. Surtout quand il est arrêté le 29 juin 1994, tentant de vendre des doses de cocaïne à un policier en civil, puis trois semaines suivantes suite à la découverte d’un fusil automatique et de crack chez lui. Après avoir négocié un passage de six mois en centre de redressement intensif au lieu de la peine de neuf années maximum qui lui avait été assignée, il décide de changer, adoptant le surnom de 50 Cent, le même que le bandit de Brooklyn connu dans les années 80 pour arriver à ses fins par tous les moyens.

La rencontre en 1996 avec Jam Master Jay, DJ emblématique de Run-DMC, est décisive. Il pénètre pour la première fois dans un studio, et Jay lui apprend à construire un morceau, ce qui l’influencera énormément pour ses refrains à venir particulièrement entêtants. Cela lui permet d’apparaître sur « React » d’Onyx, sous la coupe de Jay également, et d’enregistrer un premier album qui reste encore inédit. Il quitte Jay en 1999, avant de se faire repérer par les producteurs à succès Trackmasters, qui le signent sur Columbia Records et l’enferment dans un studio pendant deux semaines d’où il ressort avec trente-six morceaux, donc la moitié apparaissent sur l’album semi-officiel Power Of The Dollar, en 2000.

Il faut attendre « How To Rob » pour que le nom de 50 Cent sorte véritablement de l’anonymat. Dans ce morceau, 50 Cent raconte comment il s’introduirait chez ses collègues de rap, Jay-Z, Big Pun, DMX ou encore Nas qui le prendra avec humour, essayant de se démarquer ainsi des autres rappeurs du label. L’autre morceau du maxi prévu était « Thug Love » en compagnie de Destiny’s Child, mais 50 Cent ne peut se rendre sur le tournage de cette vidéo, se faisant tirer neuf fois dessus le 24 mai 2000 devant la maison de sa grand-mère.

Se considérant miraculé, mais jugé trop dangereux pour les studios américains, il se rend au Canada avec son ami Sha Money XL et enregistre une trentaine de morceaux qui fleurissent sur autant de mix-tapes, dont les siennes Guess Who’ Back ? ou encore 50 Cent Is The Future. Une copie du premier CD atterrit sur le bureau d’Eminem, qui l’invite à rencontrer Dr. Dre, et lui fait signer un contrat d’un million de dollars. 50 Cent enregistre « Wanksta », pour la bande originale du film 8 Mile, et l’énorme buzz dont il jouissait se transforme en autant de ventes de son premier album Get Rich Or Die Tryin’ , faisant de « In Da Club » le morceau le plus écouté de l’histoire de la radio en une semaine.

Il obtient de son label Interscope la création de G-Unit Records, sur lequel il signe Lloyd Banks, Tony Yayo et Young Buck, tous très présents sur la suite, The Massacre, qui connaît le même succès commercial. Extrait de cet album, le titre « Piggy Bank » s’en prend à Fat Joe, Nas et Jadakiss.

Avec un talent de fin stratège, 50 Cent signe sur son label des vétérans du rap, comme M.O.P, Mobb Deep et se rapproche de Mase. Il réussit également en novembre 2003 à créer sa propre ligne de chaussures distribuée par Reebok et lance une boisson au goût de raisin avec Vitamin Water, la « Formula 50 » (il empoche une jolie plus-value le 25 mai 2007 lorsque Coca-Cola rachète Glacéau, alors détenteur de la marque). En 2005, il apparaît dans un épisode des Simpsons (« Pranksta Rap ») et dans un film semi-autobiographique : Get Rich Or Die Tryin’ , dont la bande originale est également extrêmement bien reçue. Il écrit peu après son autobiographie From Pieces to Weight: Once Upon a Time in Southside Queens détaillant son ascension au sommet.

50 Cent tente d’investir toutes l’industrie du spectacle, lançant G-Unit Films puis G-Unit Books le 4 novembre 2007. Mouvement d’autant plus habile quand on connaît les tendances de 50 Cent à ne pas mâcher ses mots envers les autres rappeurs, son ancien collègue de label The Game en première ligne, mélange de jalousie et de manœuvres marketing visant une plus grande visibilité de ses produits à venir.

Il faut attendre novembre 2009 pour voir sortir Before I Self Destruct. Alors que 50 Cent travaille sur l’album depuis 2006, Before I Self Destruct est maintes fois repoussé. Le résultat est à la hauteur des espérances, avec en particulier des productions signée Akon, J.R. Rotem ou DJ Premier.

 Copyright 2010 Music Story DaBee

Son arme secrète: sa carrière d'acteur

Lady M.

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~ par Lady sur 21/03/2011.

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